Tuesday, 20 February 2007


Je hais Rolando Villazon!

Rolando, je te déteste ! ¡ Rolando, te aborrezco ! Voilà, c’est dit ! Si je pouvais, je casserais même de la vaisselle sur mon blog comme dans les plus pitoyables scènes de ménage.

Rolando VillazonComme je l’ai déjà écrit, les Contes d’Hoffmann à Bastille ont été pour moi un moment magique bien que le ténor mexicain ait annulé la représentation à laquelle j’ai assisté (il était « souffrant » comme on dit). Pas découragé, quelques jours après, j’ai fait la queue pour les places à 5 Euros vendues le jour du spectacle. Mais voilà, je ne suis arrivé qu’une heure à l’avance. Je n’ai donc pas pu voir le phénomène : le nombre de places à 5€ étant limité à 62 places. Bon, cela ne m’aurait pas particulièrement dévasté si je n’avais pas discuté avec d’autres personnes dans la file qui avaient eu l’occasion d’apprécier Villazon et qui m’ont dit ô combien il était époustouflant. Bon, cela ne m’aurait pas trop dévasté si quelques jours après je n’avais discuté avec des amis qui – eux – ont réussi à prendre des places à 5€ et qui m’ont dit avoir été scotchés par Villazon. Bon, cela ne m’aurait pas complètement dévasté si je n’avais pas ensuite vu partout l’animal Villazon : à Musiques au cœur, dans la brochure Ligne 8, au programme du Théâtre des Champs Elysées… et même dans le journal Métro d’aujourd’hui qui l’identifie comme LA star du classique de ces 5 prochaines années. S’en est trop ! Et pour enfoncer le clou de mon infinie torpeur villazonesque, qu’est-ce qu’on entend comme musique de fond dans le reportage de TF1 sur la journée « Tous à l’Opéra » ? Je vous le donne en mille, on entend « Belle nuit, ô nuit d’amour, souris à nos ivresses… » ?

Elle a fui la tourterelle,
Elle a fui loin de toi
Mais elle est toujours fidèle
Et te garde sa voix

Alors voilà, je le dit formellement à Rolando que j’accepterai ses excuses s’il me les transmet personnellement. Je redeviendrai alors un aficionado 100% pur beurre. D'ici là, je resterai aussi chafouin que la tourterelle d'Antonia sus-mentionnée.

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La vie à Paris: quelques spectacles; quelques restos; un soupçon de société et de politique (enrichies en environnement); mélanger bien le tout, ne laissez pas reposer; Et hop, vous obtenez la vie à Paris.